mercredi 30 septembre 2009

le combat des géants


exposition Titien, Tintoret, Véronèse,... Rivalités à Venise.
du 17 septembre au 4 janvier
Hall Napoléon
Musée du Louvre

3 géants de la peinture vénitienne réunis en ces lieux prestigieux de l'histoire des musées français!

Je vous conseille vivement d'aller sur le mini-site créé à cette occasion par le Louvre. Celui-ci permet d'avoir un premier aperçu du parcours muséographique et fait découvrir un choix d'oeuvres grâce à des moyens innovants: une loupe virtuelle donne par exemple la possiblité d'observer les détails - jusqu'aux pigments - des tableaux.

au 9 octobre, pour assister ensemble à l'affrontement!

vendredi 18 septembre 2009

rentrée


chers amis katséens,

vous avez déjà reçu un message annonçant l'exposition que nous vous proposons pour cette rentrée.

Ne l'oubliez pas!!

rendez vous pour admirer les prémisses de la mode contemporaine à travers la rétrospective consacrée à Madelaine Vionnet au musée des arts décoratifs rue de Rivoli. La couturière avait fait don d'une centaine de robes au musée et celles-ci ont pu être rénovées depuis 2003 grâce au mécénat de natixis.Allons donc découvrir son oeuvre avant-gardiste, à la fois puriste et libérée!


mardi 12 mai 2009

calder

Lippi attendra le mois de juin


Rendez-vous lundi 18 mai à 19h30 devant le centre Pompidou pour découvrir Calder, artiste américain connu pour ses sculptures en fil de fer... Qui viendra, verra!

lundi 4 mai 2009

nouveau rendez vous

le katsé prévoit sa prochaine réunion le dimanche 24 mai au château de versailles pour visiter l'exposition "Fastes de cours" sur les costumes de cour à l'époque de Louis quatorzième du nom.
Nous aurons la chance d'avoir pour guide le brillantissime Vivien, chartiste de son état, spécialiste de Versailles.

lundi 6 avril 2009

"Les Marins font la mode"


Exposition au Musée de la Marine de Paris - du 25 février au 26 juin 2009


On aurait pu penser que le sujet serait superficiel, mais le Musée de la Marine en a fait une grande exposition. Pour rejoindre les salles d’exposition, le visiteur est tout d’abord charmé de traverser les salons de maquettes du musée, de passer devant la galère napoléonienne devant une figure de proue immense à l’effigie du Roi Henri IV le Vert Galant. A la fin de l’exposition, il n’en ressortira pas moins ravi d’avoir été surpris et émerveillé.
Pour commencer, nous arrivons face à des marins au garde-à-vous sur leur podium pour présenter l’histoire de l’uniforme. Nous retrouvons avec émotion le pompon porte-bonheur, la marinière rayée, le sac de toile écru. C’est bien joli de découvrir aussi l’uniforme de la première femme contre-amiral et de ses aventures de tricorne, mais la mode semble bien loin : pour nous uniforme rime avec tout… sauf avec « fashion-victims ». Et pourtant ! Il fallait admirer ces galons pour comprendre et savourer la suite. Posons pied à terre. Devant nos yeux s’étalent des vêtements d’enfants dignes des cartes postales du début du siècle dernier : chapeaux de paille aux longs rubans, robes rayées, blouses à grand col, blazers croisés... On les apercevait au jardin du Luxembourg comme les dimanches de mai sur les parvis des églises envahis de premiers communiants.
Les mamans ne sont pas en reste et rattrapent vite leurs enfants. On rit devant les aquarelles, les gravures de mode, et les vidéos d’époque. On se prend à rêver de l’été en admirant les costumes de bain de jersey ou de coton. La plage en 1900, voilà mon genre de beauté ! Finis le topless et les bikinis !
Une des qualités de l’exposition est la variété des supports proposés à nos sens. L’œil ne se lasse jamais, allant du mannequin à l’écran où est projeté des extraits de films « Querelles » ou « Un jour à New-York », en passant par les exemplaires de « Vogue », les affiches de recrutement de la marine, les bande-son diffusant du Brassens, du Piaf ou de l’Axel Red. Le parcours muséographique y est rondement mené, la scénographie riche et finement agencée. Du pont du navire, l’uniforme monte sur le podium du défilé haute-couture. Celui-ci sépare les idées reçues sur le marin et ce qu’en ont fait les créateurs. Le marin tatoué, héroïsé, aventurier ou mauvais garçon inspire pour créer et décliner une garde-robe marine. Que ce soit Gaultier, Castelbajac ou Givenchy, ils ont repris d’une manière décalée le bachi, la marinière rayée traditionnellement de 22 rayures bleues, la vareuse et le caban, le pantalon à pont et le ciré jaune. Dans ce défilé mis en scène par Loretta Gaïtis, personne ne s’étonne d’y admirer les œuvres de Chanel, Yves Saint-Laurent et Jean-Paul Gaultier, mais d’avantage les créations de Tsumori Chirato comme cette sympathique robe-ancre, une grande armada de 35 tenues sous les projecteurs.
L’océan nous enivre, la marine nous séduit toujours, embarquez !
Les G.O.

Bonaparte et l’Egypte, feu et lumières

Bonaparte et l’Egypte, feu et lumières

« Du haut de ces pyramides 40 siècles nous contemplent ». Non Napoléon ne s’est jamais exclamé ainsi vous le savez. Cela ne nous a pas empêchés de nous rendre à l’exposition dédiée à ce mythe de l’histoire de France qu’est Napoléon I er à l’Institut du Monde Arabe.(jusqu'au 28 mars 2009)

L’exposition nous invitait à plonger dans un siècle de relations franco-égyptiennes. Chronologiquement, elle s’inscrivait entre les naissances de Napoléon et de Muhammad Ali en 1769 et l’ouverture du canal de Suez en 1869.

L’ouvrage réalisé à la suite de l’ »Expédition » par les savants qui accompagnaient la Grande Armée sert de fil directeur au parcours muséographique. On retrouve des planches de la Description de l’Egypte en papier-peint comme décor ou dans les vitrines nous présentant faune et flore exotiques.

On découvre donc l’Egypte telle que les Français ont pu le faire en 1798, sa géographie, ses monuments, sa politique et sa société. Avec Napoléon nous débarquons enfin pour observer à travers l’œil avisé des peintres Lejeune ou de Gros les grandes batailles de la campagne, Le Caire…, Les Pyramides..., Aboukir. Nous passons discrètement sous les yeux de mamelouks avant de rire malgré tout devant les caricatures anglaises de notre empereur.

La vision de l’expédition napoléonienne est ainsi renouvelée. Au-delà de la défaire militaire qui nous reste encore au travers de la gorge, cet éminent événement historique fut à l’origine de nombreux et échanges entre les deux nations. L’originalité du choix des commissaires fut d‘instaurer un regard croisé sur tous ces échanges qu’ils soient économiques et commerciaux, politiques, scientifiques ou artistiques. En effet ils ont obtenu la collaboration de spécialistes à la fois français et égyptiens pour contribuer aux connaissances scientifiques de l’exposition.

C’est grâce à l’expédition que la France comme l’Egypte ont pris conscience de la richesse du patrimoine égyptien et qu’elles ont voulu le mettre en valeur. En raccourci nous pourrions dire ; sans Napoléon pas de Vivant-Denon ! pas de Champollion !bref pas d’égyptologie.

L’Egypte a fasciné l’occident et tout particulièrement la France jusqu’à s’insérer dans la peinture, la littérature, les arts décoratifs, la vaisselle, l’architecture, les arts du spectacle. On se dit que nous-mêmes serions aussi tentés par cette égyptomanie. C’est promis en sortant on filera place de la Concorde admirer encore cet obélisque dont on a observé l’installation sur des aquarelles. On ira peut-être à la recherche de statuettes de dromadaires ou de sphinx aux antiquaires du Louvre. Et oh! qu’on aimerait retourner en 1909 pour admirer Ida Rubistein en Cléopâtre dans les bras de Nijinski ( plutôt que de courir voir la nouveauté de Kamel Ouali).

M.R.